Policier

Anita Terpstra

La Loi du silence

traduit du néerlandais par Emmanuelle Sandron

Denoël

368 pages,  21,50 €

9782207130957

 

Les Meester forment une famille heureuse, Alma et Linc ont deux enfants : Iris et Sander. Âgé de 11 ans, ce dernier disparaît lors d’une colonie de vacances. Il était accompagné par un camarade dont on retrouve le cadavre. Cinq ans plus tard, un adolescent prend contact avec la police en Allemagne et affirme être Sander. Les retrouvailles tant espérées ont lieu mais sont loin d’être parfaites. Devant la personnalité du jeune homme, chacun plonge dans le passé, douloureux.

Marie-Hélène

Sigge Eklund

Dans le labyrinthe

traduit du suédois par Martine Sgard

Piranha

336 pages,  19 €

9782371190566

 

Stockholm, un soir de mai, Magda, fillette de 11 ans, disparaît de son domicile. Ses parents étaient en train de dîner dans un restaurant à proximité. Après plusieurs jours de recherches, le père est soupçonné. Une sorte de huis clos où quatre personnes proches de Magda vont tenter de la retrouver : Martin, son père – un éditeur reconnu menant une double vie ; Asa, sa mère, psychologue émérite qui sombre petit à petit ; Tom, collaborateur de Martin, aux dents longues et Katja, l’infirmière scolaire qui semble connaître certains secrets de la fillette. Roman noir, une atmosphère trouble…

Marie-Hélène

 Bill Beverly

Dodgers

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Samuel Todd

Seuil, coll. « Policiers »

338 pages, 19,50 €

9782021247633

 

East, jeune Noir de 15 ans, en charge d’une équipe de guetteurs dans les quartiers de Los Angeles où se déroule le trafic de drogue est mis à l’épreuve après l’échec d’une surveillance : il doit accompagner l’équipe chargée d’assassiner un témoin d’un procès à venir. Ce témoin vivant dans le Wisconsin, la bande va devoir discrètement traverser les Etats-Unis en monospace.

Tout autant qu’un roman policier, ce livre est également un road-movie noir et initiatique, East découvrant au cours de ce voyage de nouveaux paysages et leurs habitants et tentant de se dépêtrer du rôle que lui ont imposé ses conditions sociale et familiale. Lors de ce périple et au gré des rencontres et des ambiances, nous aussi découvrons les fermes abandonnées, les stations-service misérables, les hameaux délaissés, les adolescents en errance et les salariés déclassés : ce que les sondages concernant une récente élection n’ont pas perçu est exposé au grand jour.

Frédéric

Dominique Sylvain

Kabukicho

Viviane Hamy, coll. « Chemins nocturnes »

286 pages,  18 €

9782878583212

 

Kabukicho, c’est un quartier sulfureux de la capitale japonaise. Au cours des nuits, y défilent des personnages en tout genre qui jouent avec le plaisir et la séduction. Yudai est un jeune homme, distingué et discret, qui plaît aux femmes, et qui se fait payer cher pour cela. Kate Sanders, elle, est de celles qui mettent en avant le charme et le plaisir charnel. La jeune femme toutefois disparaît et son père reçoit, à Londres, un SMS au contenu inquiétant. Il arrive à Tokyo et fait en sorte que l’affaire soit prise au sérieux. Les faux-semblants sont de mise.

Marie-Hélène

Aro Sáinz de la Maza

Les Muselés

Actes Sud, « Actes noirs »

Traduit de l’espagnol (Espagne) par Serge Mestre

368 pages,  22,80 €

9782330064235

 

Le corps d’une jeune étudiante est retrouvé enseveli sous des feuilles dans un bois près de Barcelone. Rien de particulier, une jeune fille ordinaire semble-t-il si ce ne sont ses ongles parfaitement manucurés qui pourraient révéler une certaine aisance. L’enquête commence pour l’inspecteur Milo, fraîchement célébré par l’issue de l’enquête précédente (Le Bourreau de Gaudí), et sa partenaire. Ils vont chercher, creuser dans une Barcelone sombre, figée par la crise sociale. Cela se complique et se mêle lorsque l’on retrouve des cadavres de chiens. Il leur faut trouver le(s) coupable(s) au plus vite, la tension dans les rues monte.

Marie-Hélène

Emmanuel Grand

Les salauds vont payer

Liana Levi

379 pages, 20 

9782867467981

 

Wollaing, petite ville du Nord, autrefois siège d’une importante activité industrielle, maintenant minée par le chômage, vient de connaître le drame : une jeune femme a été assassinée et les soupçons se portent sur une bande de recouvreurs de dettes, dont la violence en cas de non remboursement est bien connue de la population locale.

L’auteur sait parfaitement mener son récit qu’il ancre dans la réalité contemporaine, tout en nous plongeant dans les replis troubles et agités du passé : désespérance et colère des soldats des guerres coloniales, luttes syndicales et politiques violentes des années de croissance puis de la désindustrialisation, conflits familiaux ressassés et jamais apaisés, rancoeurs locales.

Frédéric

Elisabeth L. Silver

L’exécution de Noa p. Singleton

Traduction de l’américain par Christophe Mercier

Gallimard, coll « Série Noire »

360 pages, 22,50 €

9782070141968

 

Noa P. Singleton, condamnée pour un double homicide, attend depuis dix ans son exécution. Mais la mère de la victime, avec l’aide d’un jeune avocat, entreprend des démarches pour obtenir sa grâce, convaincue que Noa n’a jamais vraiment expliqué son geste et lui doit des explications.

R.J. Ellory

Papillon de nuit

Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau

Sonatine

515 pages, 14 €

9782355842955

 

Daniel Ford est un enfant des années 60, confronté à l’assassinat de JFK, aux drames du Vietnam, aux affrontements raciaux. En 1982, il va être exécuté pour le meurtre d’un ami d’enfance, Nathan, un jeune Noir. Un prêtre vient l’assister dans ces derniers instants et tente de comprendre le drame.

Les deux intrigues sont construites autour de confessions et des souvenirs douloureux – l’atmosphère est celle des romans de Thomas Cook – et les deux condamnés portent la croix d’une faute originelle, que des procès bâclés n’ont pu mettre en lumière. Le portrait des protagonistes est juste et sensible et met en lumière le sentiment d’abandon, le désarroi et les tourments de jeunes gens fragilisés dans une société égoïste, violente, raciste, scindée socialement.

Frédéric

Dominique Sylvain

Ombres et soleil

Viviane Hamy, coll. « Chemins nocturnes »

295 pages, 18

9782878585926

 

Un ami policier de Lola Jost est accusé du meurtre d’un ancien responsable de la police ayant fui en Afrique en emportant des carnets compromettant de hauts responsables politiques. Aidée par Ingrid Diesel et par un ancien des services de renseignements, elle est bien déterminée à prouver son innocence.

On retrouve avec plaisir l’ancienne commissaire qui vieillit et se languit en faisant des puzzles, mais reste profondément attachée à ses amis et pour eux, va braver les dangers, surmonter ses frayeurs et plonger avec détermination dans des affaires de financement crapuleux de partis politiques, d’attentats meurtriers contre des industriels, de révélations de carnets secrets, turpitudes  qui ne manqueront pas, même au moins attentif d’entre nous,  de rappeler quelques enquêtes en cours.

Ce roman est la suite du livre Guerre sale récemment paru en format poche.

Frédéric

Marie Causse

Bleu tatouage

L’Arpenteur

144 pages, 12,90 €

9782070143177

 

Benoît, un lettré « raté » vit dans une petite ville. Tranquille avec ses plantes et son matériel… pour sa consommation personnelle et quelques clients. Bref un petit dealer dont le petit commerce chute un peu à l’arrivée de Monsieur – le divisionnaire Catherine Blondet qui est bien contente à peu d’années de la retraite de se retrouver loin des grandes affaires mais qui garde ses habitudes de travail. Son équipe se doit d’avoir des informateurs pour pallier le trafic de drogue gagnant même les petites bourgades. Benoît sera l’un de ceux-ci, et c’est en cette qualité qu’il doit identifier un cadavre, Lucie était une cliente occasionnelle ; il lâche des bribes d’infos et malgré lui mène l’enquête.

Marie-Hélène

James Lee Burke

Déposer glaive et bouclier

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Olivier Deparis

Rivages, coll. « Thriller »

300 pages, 21,50 €

9782743626440

 

Hack Holland, avocat dans le Texas des années 70, devrait facilement être élu au Congrès s’il voulait s’en donner la peine et accepter de remplir le rôle que ses mentors et son épouse attendent de lui. Lorsqu’il se rend à la prison voisine pour aider un ancien compagnon de la guerre de Corée emprisonné après l’organisation de piquets de grève, il tourne définitivement le dos à son équipe de conseillers.

Dans un livre écrit en 1971, bien avant la série consacrée à Dave Robicheaux, James Lee Burke trace le portrait d’un homme tout aussi attaché au Sud, mais que son emprisonnement par les Chinois et les Coréens a plus durement traumatisé que les combats au Vietnam, et explore une veine plus politique et sociale dans sa description des rapports entre industriels du pétrole et congressistes ou des conditions de répression des manifestations de grévistes lorsqu’ils sont Mexicains ou Noirs.

Frédéric

Miguel Angel Molfino

Monstres à l’état pur

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Christina Vasserot

Ombres Noires

278 pages, 20 €

9782081282650

 

Dans une région reculée d’Argentine, dans une ferme isolée, sont assassinés père et mère, sous les yeux  de Miro, un adolescent fragile, qui préférant prendre la fuite pour éviter de connaître le même sort ou les soupçons policiers, est pris en auto-stop par Hansen, un trafiquant d’armes, qui pense en faire son associé avant une transaction délicate.

Tout est dans le titre…Dans ce concours de méchanceté, de cruauté, de duplicité et de malhonnêteté, qui réunit trafiquants, policiers et avocats, il est ardu de savoir à qui attribuer la palme. Répliques de gros dur, exécutions, passages à tabac rythment l’histoire d’une rencontre, d’une complicité, puis d’une amitié se construisant.

Frédéric

Victor del Árbol

La Maison des chagrins

Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

Actes sud, coll. « Actes noirs »

480 pages, 23,50 €

9782330022464

 

Une violoniste virtuose, belle et mystérieuse, contacte un peintre brisé sortant de prison, rongé par la culpabilité. Elle lui commande une œuvre, grassement payée mais contraignante, exigeante et étrange : le portrait du magnat des finances qui a tué son fils et resté impuni. L’artiste serait le seul à même de déchiffrer sur le visage du modèle indiqué la marque de l’assassin qu’il est devenu. Pour mener à bien le projet, des relations doivent se nouer, des liens se tisser, les chagrins propres à chacun affluent et convergent.

Marie-Hélène

Miguel Miranda

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel

Traduit du portugais par Vincent Gorse

L’Aube

334 pages, 21,90

9782815906142

 

Lady Godiva, une star de la pop assassinée, un attentat menaçant le pape en visite à Porto, les traces d’un sous-marinier allemand disparu en 1945 à retrouver, une partie de poker réunissant les grandes fortunes mondiales à surveiller, une ravissante gitane disparue à rechercher : les tâches ne manquent pas à Mario França, le plus malin, le plus intelligent, le plus subtil détective privé du Monde.

Donnant la leçon aux services de renseignements américains, russes et français, fascinant et séduisant toutes ces dames,  dénouant les énigmes les plus tordues avec aisance, sobre, ce détective a une assurance agaçante. Heureusement, quelques bévues ou quelques désillusions amoureuses et ses attentions envers certains de ses contemporains les plus démunis finissent par nous le rendre attachant.

Frédéric

Indrek Hargla

L’Énigme de Saint-Olav

Traduit de l’estonien par Jean Pascal Ollivry

Gaiä, coll. « Polar »

336 pages, 22 €

9782847202885

 

Premier roman d’une série mêlant énigme policière et l’histoire (de l’époque des Croisades à la Réforme). C’est le temps médiéval qui se déploie ici, sous l’ombre du mystère, des confréries, le pouvoir partagé entre noblesse et clergé. Le corps décapité d’un chevalier de l’Ordre des Têtes-Noires est retrouvé, une pièce placée dans la bouche, dans la forteresse de Tallin. Le bailli en charge de l’enquête fait appel à son ami Melchior, l’apothicaire de la ville basse, le seul autorisé à pratiquer officiellement. Ce dernier avait déjà contribué à la résolution d’une précédente affaire. Crimes se poursuivent, les pistes se croisent se mêlant aux légendes, au passé même de la ville, de sa construction.

Marie-Hélène

James Lee Burke

La moitie du paradis

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Olivier Deparis

Rivages, coll. « thriller »

302 pages, 20

9782743624224

 

Trois jeunes gens en Louisiane, peu après la seconde guerre mondiale, vont être précipités dans l’enfer de l’alcool, des prisons, de la violence, après que leur destinée ait basculé sur un coup du sort ou une fatale erreur de jugement. Fils de bonne famille en ruine, musicien de blues exploité ou boxeur blessé, légèrement en marge de la loi, isolés, ils devront affronter plus violent, plus malin, mieux organisé qu’eux.

Ecrit en 1965, premier roman de James Lee Burke, ce récit présente toutes les caractéristiques des œuvres à venir : la déchéance des grandes familles, les traumatismes des guerres, la déchéance alcoolique, la violence des gardiens de prison, l’apaisement procuré par la pêche, et dresse un portrait peu flatteur des Etats-Unis, aux politiciens bateleurs, aux hommes frustes fréquentant les bordels et les salles de jeux, aux policiers implacables.

Frédéric

Frantz Delplanque

Du son sur les murs

Seuil, roman noir

392 pages, 21,50 €

9782021058734

 

Jon Ayaramandi est un tueur à gages en retraite coulant des jours paisibles dans le Sud-Ouest, près de l’océan. Il va devoir reprendre du service après la disparition inexpliquée de l’amant d’une amie alors qu’il vient de croiser un ancien collègue de travail, coïncidence qui éveille son inquiétude.

On suit avec plaisir et amusement, entre boites de nuit, camp gitan et vieilles crapules, les recherches et déambulations de ce retraité que l’arrêt d’activité a rendu plus sensible et épanoui, mais aussi moins affuté. Accompagné dans sa tête et dans son autoradio par une bande-son rock de haute qualité (Kinks, Stranglers, XTC, White Stripes), le porte-flingues aura néanmoins conservé les qualités de base du métier pour mener à bien sa mission.

Frédéric

Andrew Klavan

Un tout autre homme

Traduit de l’anglais par William Olivier Desmond

Calmann-Lévy, coll. « Robert Pépin présente… »

332 pages, 20,50 €

9782702142615

 

Un petit malfrat sans envergure est accusé à tort d’un meurtre et doit alors accepter une singulière proposition lui permettant de recommencer une nouvelle vie. Dans une ville dévastée par des inondations et en proie au chaos, travaillant à sa reconstruction, il retrouve la sérénité. Mais, devenu la cible d’un enjeu qui le dépasse, la violence et la perversion vont déferler sur lui et lui arracher ses illusions.

Deux figures intéressantes dans ce roman, le voyou égoïste dont le désir de rédemption a été fécondé par le film américain des années 40, et le flic, dont la trajectoire pleine de droiture est tragiquement gauchie par la faute d’un politicien cynique et manipulateur.

Frédéric

Ace Atkins

Le Jardin du diable

traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christophe Mercier

Le Masque

460 pages, 21,50 €

9782702434659

 

San Francisco, durant la Prohibition, au cours d’une orgie fortement alcoolisée, une jeune actrice de second rang décède. L’acteur vedette Roscoe « Fatty » Arbuckle est mis en cause. Lors du procès, avocats de la défense et policiers vont s’opposer, tentant de discréditer la réputation de la victime ou du présumé coupable. Le détective privé Samuel Hammett enquête.

Basé sur des faits réels – le futur écrivain fut vraiment mêlé à l’enquête de ce réel fait divers – et proposant des portraits du magnat de la presse W. R. Hearst ou du producteur D. Zanuck, ce roman décrit également les recherches de témoins et les machinations permettant d’orienter les résultats d’un procès, sous la pression de la presse et des groupes d’opinion. Et ceci, bien avant une certaine affaire…

Frédéric

Collectif

Paris jour

Parigramme, coll. « Noir 7.5 »

168 pages, 12 €

9782840966876

 

Paris, de l’aube au crépuscule, soit douze heures, se teinte de noir. La ville perd de ses lumières sous la plume de douze auteurs… Ses parcs, où l’on peut trouver de la neige en plein mois d’août (I. Astier) ; où promener son chien n’est pas forcément prétexte à de belles rencontres (D. Daeninckx). Ses rues, territoire de chasse (J.-B. Pouy), où misère et clandestinité débordent (C. Roux, R. Slocombe) et qu’arpentent les pervers (J.-J. Reboux). Ses bâtiments, dont les caves ne contiennent pas que du vin (M Chevron) ; qui, du plus miteux au plus huppé, deviennent ring (M. Villard), terrain miné (S. Gendron), lieux de plaisirs (C. Férey). Paris, où la vie saine tente de s’accorder au quotidien (M. Malte) et qui donne envie de prendre toutes les libertés (L. Walker).

Marie-Hélène

Andrée A. Michaud 

Lazy Bird

Seuil, coll. « Roman noir »

372 pages, 19,80 €

9782021022995

 

Bob Richard est un animateur radio, porté par le jazz et le rock, noctambule et albinos. Ses démons le hantent et l’entravent dans ses tentatives de s’attacher à un lieu, à un être. Il quitte le Québec pour une commune perdue du Vermont où il doit remplacer l’animateur de la station locale. Comme son prédécesseur, mystérieusement disparu, il reçoit les appels de celle qu’il nommera Misty, harceleuse et désaxée, lui rappelant sciemment le film de Clint Eastwood, Play Misty for me. Les menaces deviennent vite réalité. La différence, celle que l’on voit, que l’on sent, et les jardins secrets sont à l’honneur dans ce roman francophone (quelques « touches » canadiennes dans les expressions, le style).

Marie-Hélène

Joe Gores

Spade & Archer

traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Natalie Beunat

Rivages

292 pages, 21,50

9782743621698

 

1921, Sam Spade quitte la Continental, dont il n’approuve pas la politique et fonde à San Francisco sa propre agence, réussissant rapidement quelques enquêtes qui vont en faire un détective réputé. Mais un gangster redoutable va lui faire subir ses premiers échecs. Leurs routes se croisent à nouveau lorsqu’une jeune immigrée chinoise lui demande de retrouver des amis de son père disparu.

Pour les amateurs de Hammett, ce livre est une parfaite transition entre les romans de la Continental et le célébrissime Faucon Maltais, en mélangeant plusieurs enquêtes impliquant les milieux affairistes de San Francisco, des banquiers véreux, des passeurs d’alcool de contrebande, de jeunes aventuriers idéalistes et des truands à l’ancienne.

Frédéric

Mark Mills 

L’officier de Malte

traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Taudière

Calmann-Lévy

310 pages, 19,90 €

9782702141373

 

Malte, 1942, alors que l’île, difficilement   protégée par les escadrilles de la RAF, est régulièrement bombardée par l’aviation nazie, des meurtres de jeunes femmes, s’ils venaient à être connus, pourraient déstabiliser la population, un indice désignant un sous-marinier britannique. Commence alors une enquête dont les enjeux dépassent la découverte de l’assassin.

Le contexte historique méconnu, la volonté de contrôler l’information et l’importance de la propagande au détriment de la recherche du meurtrier, les soupçons portés, tour à tour, sur les personnages secondaires, contribuent fortement à l’intérêt de cette intrigue.

Frédéric

Daniel Fohr

Prière de laisser ses armes à la réception

Robert Laffont

286 pages, 20 €

9782221116906

 

Ce gérant d’hôtel hypocondriaque s’interroge : a-t-il bien fait de prévenir les ex-gérants, deux Corses repartis sur leur île, qu’il avait retrouvé et brûlé un vieux registre de comptes, caché près de la chaudière ? L’inquiétude s’accroît avec l’arrivée dans son établissement d’un Irlandais de retour de Bosnie, d’un Colombien et même d’un apatride, et avec la découverte régulière de cadavres dans la benne à ordures de la rue.

Les figures de Clint Eastwood et de Marlon Brando sont évoquées dans cette fantaisie que l’on lit sourire aux lèvres, en imaginant Ventura, Blier ou Constantin débiter ces dialogues.

Frédéric